Tous les parents du monde font ce qu’ils peuvent pour fournir à leur enfant un environnement le plus sain possible.
Ces jours-ci je lis beaucoup d’article sur comment « détoxifier » sa maison ou son appartement. Il y a une multitude d’aspects, des jouets en plastique en passant par l’eau à boire, la nourriture, les produits de nettoyage, les matériaux des habits et des meubles… et l’air. L’air intérieur compris.
Parce qu’un environnement sain, ça commence souvent par l’air qu’on respire. On respire quand on est dehors, on respire quand on est à l’intérieur, même quand on aimerait ça l’éviter parce que ça pue, on n’a pas le choix, on respire!
Ça pue dehors
Faire ce qu’on peut, comme parent, c’est souvent frustrant parce qu’on voudrait tellement pouvoir faire PLUS. Malheureusement, parfois ce sont les conditions externes à notre volonté qui nous en empêchent.
Je prends pour exemple aujourd’hui la qualité de l’air. Les conditions d’exposition aux polluants sont très différentes selon qu’on habite en campagne, en ville, dans un pays avec des normes environnementales plus ou moins strictes.
Depuis que j’habite dans des villes plus polluées qu’au Québec (sauf peut-être Rouyn-Noranda, je pense à vous), j’ai installé l’application IQ Air qui m’indique le niveau de pollution extérieur. Ça me permet de décider si on va jouer dehors ou si on reste à l’intérieur, ou encore si on marche pour aller à la garderie ou pas.
Ceux qui vivent dans les zones affectées par les feux de forêt durant l’été 2023 l’ont vécu, sur une courte période. Pour nous et des millions d’autres dans le monde, c’est notre quotidien.
Pendant certaines périodes où l’air est toujours pollué, je fais donc face au choix déchirant d’exposer mes enfants ( et moi!) à un certain niveau de polluants OU de sévèrement limiter leur temps de jeu extérieur. Sachant que jouer dehors est un must pour leur développement tant physique que intellectuel, je pleure de rage quand ça fait trois semaines qu’on n’est pas sortis!

Ça pue en-dedans
Saviez-vous que la qualité de l’air intérieur est souvent pire que celle dehors?
Acariens, moisissures, allergènes, produits chimiques, monoxyde de carbone, radon, fumée de cigarette ou de marijuana…
Pour en savoir plus, voici un outil de l’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ): La qualité de l’air intérieur de votre habitation.
C’est pourquoi une des premières recommandations pour garder votre maison saine est d’aérer tous les jours un bon 10-15 minutes, été comme hiver. On évite évidemment d’ouvrir en grand la fenêtre quand il fait -30°C et que notre bébé joue au sol… mais on trouve une façon d’aérer pièce par pièce, avec personne dedans au besoin.
Il faut aussi utiliser une hotte efficace pour la cuisinière; apprendre à bien cuisiner pour ne pas brûler les aliments (un défi pour moi!) et au besoin ouvrir les fenêtres quand on cuisine, surtout si les ronds fonctionnent au gaz.
La cuisine, c’est une source majeure de pollution intérieure qu’on oublie trop souvent.
Sauf que… ouvrir les fenêtres, quand la pollution extérieure est quasi constante, c’est pas évident!
On filtre
La solution pour nous a été d’installer deux filtres HEPA dans l’appartement, un placé en permanence dans la chambre des enfants et l’autre mobile. Ils ont des capteurs et indiquent la qualité de l’air ambiant en temps réel sur leur écran. C’est assez ahurissant de voir l’indice de qualité d’air se détériorer à une vitesse vertigineuse pendant que je cuisine (et pas seulement quand je brûle les plats!)
C’est aussi ahurissant de voir la couleur du capteur passer du bleu pâle (haute qualité de l’air) au jaune et parfois au rouge quand on ouvre les fenêtres!!

Quand les enfants sont ailleurs
Et à la garderie ou l’école? Est-ce que la qualité de l’air que respirent vos petits là-bas vous inquiète? Il faut dire qu’ils passent parfois une bonne partie de leur journée ailleurs qu’à la maison!
Post pandémie de Covid-19, plusieurs institutions publiques ont augmenté leurs efforts de filtration d’air. A la garderie où vont mes enfants, par exemple, ils utilisent principalement des filtres UV qui permettent de réduire les virus et bactérie mais n’ont aucun effet contre les particules fines.
Il y a, par contre, un système gouvernemental d’avis quotidiens sur l’air extérieur. Chaque jour, nous recevons confirmation de la médecin de l’établissement si les promenades et jeux extérieurs sont permis ce jour-là ou pas. En réalité, les enfants ici ne sortent pratiquement jamais jouer dehors; la qualité de l’air est le plus souvent adéquate… seulement quand il pleut !!
Dans de prochains articles je parlerai des difficultés pour détoxifier d’autres aspects mentionnés en début de page, comme les plastiques et les produits nettoyants, quand on n’habite dans des pays où les alternatives ne sont pas toujours disponibles.


Ouf, plein de réflexion avec cet article et des questions en suspens! Par moment, on ne sait plus trop quoi faire quand on veut bien faire ♀️