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Ceci n’est pas un blogue de voyage. Je parle normalement de ma vie quotidienne de maman expatriée en famille multiculturelle.
Sauf que, je me rend compte que, le fait d’être expat, ça nous amène à faire des choix de voyages un peu particuliers.
Déjà, je dois souligner que les voyages prennent une place assez majeure dans notre vie. Sans commentaire ici sur notre empreinte carbone, je ne suis pas fière…
Mais bon, on essaie de profiter du fait d’être dans un coin du monde différent pour visiter des pays avoisinants, qu’on ne visiterait probablement pas si on résidait dans notre pays d’origine, surtout pas avec de jeunes enfants.
En l’occurrence, le mois dernier nous sommes allés en Ouzbékistan. Bravo à quiconque (sauf les géographes) peut placer ce pays sur la carte!
La route de la soie encore
L’année dernière j’ai fait le récit de notre voyage à Shymkent. Cette année, nous sommes allés dans un ville encore plus mythique, une des plus anciennes de la route la soie, Samarcande.
Là, Navrouz (la fête du printemps, le nouvel an Perse) ce n’est pas de la blague!
Il y avait deux gros sites évènementiels dans la ville.
Le premier, que la dame à l’accueil nous as conseillés de visiter, était tout propre, tout neuf, richement décoré, un espèce de centre d’achat chic avec des boutiques toute décorées et séparées (vous connaissez le 10×30 à Longueuil? Même principe, mais… pas pareil, beau et pour les piétons). Situé sur une île artificielle au sein du site national d’entraînement d’aviron, il y avait aussi un espace d’asphalte énorme où était installée une gigantesque scène pour des spectacles (nous avons seulement assisté à certains en après-midi, généralement des enfants qui dansent).
Sur place, pas grand chose pour les enfants, sauf des mascottes un peu étranges et quelques manèges pour les tout-petits, plutôt creepy… entres autres une ronde de tanks illuminés tournant avec les petits enfants sous un air de Noël à tue-tête… Le moulin avec la fabrique de papier de Samarcande (fermée ce jour-là, mais si j’ai bien compris, du papier de vraie soie) a vraiment impressionné mon garçon qui voulait y retourner tout le temps.
Le second site, sur le boulevard de l’Université, comportait des stands décorés de chaque faculté. Je pense que la tradition veut que si quelqu’un s’approche d’un stand, les organisateurs doivent offrir un petit quelque chose à manger à ce visiteur. Il y avait aussi des scènes avec spectacles de danse et musique, un set up de funambulisme, et une section de fête foraine qui est peut-être là en permanence.
Beaucoup de gens, beaucoup de bruit, malgré tout beaucoup de bébés qui dorment dans les bras d’un parent. Seul le mien était porté sur mon dos, les Ouzbeks, comme les Kazakhs, ne pratiquant traditionnellement pas le portage, ce qui m’a encore valu beaucoup de commentaires et fous rires.
Beaucoup de gens étaient habillés en habits traditionnels; d’ailleurs les femmes semblent souvent porter les habits traditionnels dans leur quotidien (en dehors des Fêtes). On voit donc des femmes en robes très colorées, brillantes, avec des chapeaux extravagants marcher dans la rue au milieu des vêtements plus urbains. Ça fait très joli et très éclectique.

Traditionnellement, donner de la nourriture à ceux dans le besoin semble faire partie de cette fête. De nos jours, des gens s’installent sur les sites avec leurs énormes chaudrons et vendent plutôt le plov (riz pilaf). L’Ouzbékistan est réputé pour avoir le meilleur plov au monde; j’ai acheté un mélange d’épices toutes prêtes pour en faire à la maison.
Voilà pour la partie touristique de cet article…
Préparation aux voyages
Ce dont je voulais parler vraiment, c’est le côté sécuritaire de ce genre de voyage.
Normalement, une famille qui s’apprête à voyager avec de jeunes enfants fait ses devoirs et cherche quels sont les risques associés à la destination prévue, et donc quelles mesures de précaution doivent être mises en place.
Dans notre cas, je crois que le fait de vivre dans un pays voisin depuis déjà deux ans nous a un peu fait oublier cette étape préparatoire. Oups.
Evidemment, c’est dans ce temps-là que la vie décide de nous rappeler qu’on a merdé n’a pas fait ses devoirs…
La ceinture de sécurité
Premièrement, il semble n’y avoir personne qui attache la ceinture de sécurité en Ouzbékistan. Même que, dans les taxis, il n’y en a généralement carrément pas sur le siège arrière. Même dans la voiture de notre premier guide, payé un prix touriste occidental (i.e. cher), nous avons dû passer 15 minutes avant le départ à chercher les ceintures, pour finalement réussir à retirer complètement le siège arrière et sortir les attaches d’en-dessous. Nous avons donc pu attacher nos petits de façon relativement sécuritaire: avec le Boostapack pour le grand et le Belt Up Baby pour le petit, je vous renvoie à mon article sur le sujet!
Rappel donc de sécurité, penser à l’avance dans ce type de pays à la sécurité en transports.
Aléas naturels
Nous avons eu droit à de fortes secousses pendant 30 secondes juste à l’heure de préparation du coucher, donc les enfants à moitié tout nus en train de mettre les pyjamas. Tremblement de terre de 6.8 qui a touché l’Afghanistan voisine et a été fortement ressenti à Samarcande (sans blessés ni dommages majeurs).
Nous étions à l’hôtel. Monsieur: « Tiens, ça tremble, non? » Ha oui, les oiseaux dehors même ont arrêté de chanter… Ça a duré assez longtemps pour nous faire sortir de notre torpeur et courir se réfugier dans le cadre de porte en attendant que ça passe. Les chaussures étaient heureusement proches de la porte donc nous les avons tous enfilées (probablement sans chaussettes) et quand ça s’est arrêté nous avons vite fait un petit sac (eau, chaussettes, documents d’identité, collation qui traînait), attrapé les manteaux et sommes sortis dehors, le tout, enfants inclus, dans les bras. Calmement. Saviez-vous que beaucoup de blessures pendant les tremblements de terre surviennent à cause de chutes dans les escaliers de gens qui se pressent et se bousculent?
Nous sommes restés avec d’autres gens un long moment dehors à attendre une éventuelle réplique, puis sommes rentrés nous coucher. J’ai laissé un sac mieux fait (avec aussi des affaires de toilettes, un change, des couches…) près de la porte. Nous ne l’avons pas utilisé, n’ayant pas senti la petite réplique à 1h du matin.
Les jours suivants ont nécessité de rassurer le grand à l’heure du coucher qui a été légèrement traumatisé par l’expérience.
Bref, ne pas oublier de s’informer et se préparer aux catastrophes naturelles possibles dans d’autres pays et qui ne sont pas fréquentes dans notre lieu de résidence habituel. Il suffit souvent de se rappeler les bons réflexes et bons gestes à avoir (merci Monsieur d’avoir pensé au cadre porte alors que moi j’ai figé!)
La fameuse tourista du voyageur (et autres virus)
Nous avons un peu oublié le risque, ou du moins pris la décision de le prendre, lié aux salades, fruits et légumes crus. La règle normalement est « Laver, peler, cuire ou ne pas manger!» Donc, en général, éviter les aliments crus préparés au restaurant car on ne connaît pas les conditions sanitaires ni la qualité de l’eau utilisée pour laver.
Et voilà, j’ai été très malade. J’étais certaine d’une forte intoxication alimentaire.
Puis le lendemain, au tour de Monsieur, puis le bébé le surlendemain qui s’est mis à vomir aux 30 minutes (à minuit, en escale à l’hôtel, la veille de prendre le dernier avion pour le retour…) Le grand a eu la décence d’attendre que nous soyons à la maison pour y passer. Expérience inoubliable de gérer ça à l’hôtel, pas dans notre ville, puis en avion, seule avec les deux petits car Monsieur partait directement en mission sans rentrer à la maison.
Je fait quand même une téléconsultation avec un médecin via mon assurance, au cas où il y aurait un parasite ou une maladie plus grave que je ne connaisse pas en Ouzbékistan avec ces symptômes…
Finalement, c’était fort probablement une gastro virale et non une intoxication alimentaire, puisque nous nous sommes relayés les uns après les autres. Au moins, pas de suivi parasitaire à faire!
N’empêche, ça a été un bon rappel de faire plus attention aux aliments crus.
Préparation
Maintenant de retour à la maison et à la routine, je me préparerai mieux aux risques sanitaires et de catastrophes lors du prochain voyage !












