Monsieur est tombé malade le vendredi. On ne s’est pas méfiés, on a pensé une grosse grippe d’homme, vu qu’il est vacciné. Dur rappel que la vaccination n’est pas 100% efficace… Pogner la Covid à l’étranger avec des enfants, ça peut ressembler à quoi?

C’est la débandade
Dans la nuit du dimanche au lundi, il me dit « Chérie, je ne sens plus rien. »
Merde. Va falloir se faire tester…
Je suis tombée malade le lundi. Puis notre petit bout de 3 ans le mardi. Grosse fièvre, mal partout qu’il nous dit en pleine nuit et en pointant sa poitrine. C’est dans ces moments-là que je voudrais pouvoir encore le mettre au sein ! Paracétamol (acétaminophène), dodo avec papa et maman qui alternait entre le bébé et le bambin. Au petit matin, yeux vitreux, encore un peu chaud, mais pas à 39°C.
Culpabilité
On n’a pas porté le masque dans la maison les premiers jours, vu qu’on ne pensait pas que c’était covid. Dur d’éviter le sentiment de culpabilité! Pour le moment le petit bout de 3 mois va toujours bien.
Comment ça se passe au Kazakhstan?
Ici, ils envoient une ambulance avec un.e infirmier.e qui vient faire le test directement à la maison. On reçoit le résultat dans l’après-midi: sans surprise, c’est positif.
Quelqu’un de la compagnie de monsieur aide à traduire et est en communication avec le ou la médecin qui nous dit quoi faire. A l’impuissance qui accable typiquement un parent d’enfant malade s’ajoute un sentiment de dépendance à d’autres gens, hors de la famille, pour la prise en charge de notre santé. Pas agréable… et voilà, une motivation de plus pour perfectionner notre russe!

Et des médocs
Au Kazakhstan, ils prescrivent beaucoup de médicaments, rapidement, même « en prévention » sans avoir de diagnostic. Et des produits puissants. Pratique qui ne cadre pas du tout avec notre philosophie familiale. Sans être anti-médicaments, je privilégie d’abord des méthodes naturelles, puis une utilisation modérée des produits de synthèse lorsque requis. La notion de « requis » étant évidemment subjective, vous me direz! (J’écrirai un article sur les médicaments un jour.)
Suite de la prise en charge
Donc une autre ambulance nous est envoyée pour le petit loup. Au téléphone avec le traducteur, on comprend qu’il faut aller à l’hôpital pour enfants parce que la dame n’est pas médecin et ne peut rien prescrire. En même temps, à part du paracétamol, je ne vois pas ce qu’ils pourraient prescrire. Le hic: on n’a pas le droit de s’y rendre avec notre voiture (trop dangereux, j’ai pas compris pourquoi) et on doit y aller en ambulance. Mais pour revenir à la maison après? Ben, taxi, qu’ils disent! Heu, allo le risque de contamination pour le chauffeur! On décide de refuser d’y aller pour le moment.
Juste comme l’ambulance quitte, on remarque que le petit bout de 3 mois s’est aussi mis à faire de la fièvre… misère.
Assurance internationale: un must
On a une option pour avoir des consultations médicales téléphoniques avec un médecin international. Vraiment une bonne chose à avoir quand t’es à l’étranger! ça rassure d’avoir un autre avis. Le médecin français était d’accord avec notre décision d’éviter l’hôpital et nous dit juste de surveiller les symptômes et administrer le paracétamol au besoin.
Les consultations se poursuivent
Y’a des gens dans notre entourage qui veulent vraiment nous aider; un collègue RH de Monsieur a trouvé un pédiatre qui se déplace à domicile. Ça règle le problème du déplacement à l’hôpital! Il arrive vers 18h. Il est très doux avec les gamins, bourru et impatient avec les parents. En 5 min il a examiné les deux loups et leur prescrit des trucs sur un bout de papier blanc. Rien qui nécessite une vraie prescription, bref. Quand même, on hésite… y’a des antiviraux là-dedans. Incluant pour bébé, que l’OMS ne recommande pas pour le traitement Covid car les bénéfices identifiés « ne justifient pas les risques associés à la toxicité du médicament ». Ouin. Donc… on ne les donne pas, on attend.
Je sais, être parents ne nous donne pas de diplôme en médecine. De plus, il faut être très, très prudent avec ce qu’on lit sur internet. Toutefois, on a encore le droit de suivre notre instinct et de ne pas suivre aveuglément les directives (parfois boiteuses, mes excuses aux professionnels) de tous les médecins du monde. (On reparlera de l’effritement de ma confiance face aux professionnels de la santé.)
Suite et fin
Le petit loup s’est remis en 2 jours et s’est remis à nous fatiguer nous, qui ne pouvions pas l’amener au parc dépenser son énergie. Au final, on a donné l’antiviral à bébé loup parce qu’il n’allait pas mieux et s’est mis à tousser, puis à perdre la voix. Cinq jours plus tard, il est encore fatigué, et je continue à l’amener 5-10 minutes par jour dans la douche chaude pour calmer l’irritation de sa gorge. Pas sous l’eau évidemment, je le tiens tout habillé dans le nuage de vapeur! Entre ses siestes il est de nouveau tout heureux et actif.
14 jours plus tard
La quatorzaine à la maison achevée, test PCR effectué pour être sûrs… Maintenant on peut de nouveau profiter de l’automne qui s’est installé d’un coup pendant notre confinement.
Et attendre patiemment que notre odorat revienne !

Bien content que toute la famille se porte bien vraiment bien ton blogue