
Je ne suis pas la première ni la dernière maman à se faire demander des conseils quand le bébé d’un couple d’amis atteint l’âge de manger. Ou plutôt s’en approche, parce que déjà, « l’âge de manger » peut faire l’objet d’un texte de 100 pages.
Commencer à manger, ce n’est pas simple. Quand, quoi, comment, donné par qui?
Ma première histoire
Quand mon premier garçon a eu six mois au Pérou, le rendez-vous de suivi mensuel avec le pédiatre a surtout porté sur la nourriture que je devais lui donner. Il m’a fait une petite liste, de beaux fruits, des légumes verts, ainsi que des oeufs « mais seulement le jaune pour le moment » à cause des risques d’allergies.
Ayant lu déjà pas mal sur le sujet, j’ai jeté la liste du pédiatre et j’ai donné de tout, absolument tout, au petit.
De retour le mois suivant, d’abord surpris que l’enfant ait même déjà mangé de l’arachide et des crevettes, et bien sûr du blanc d’oeuf, il me dit « ha, oui, c’est aussi une méthode qui est préconisée pour limiter les risques d’allergies chez les enfants; un peu comme les immuniser dès le départ. »
On s’entend que je me suis vraiment demandée pourquoi il avait commencé par me faire une liste…
Ma deuxième histoire
Au Kazakhstan, les premiers mois, une infirmière rend visite aux mamans à la maison à certains moments-clé. Six mois, c’en est un. L’infirmière débarque, on s’asseoit sur le petit banc dans l’entrée de mon appartement. Elle me demande s’il mange (il avait déjà commencé vers 5,5 mois), et commence ses explications sur quoi et comment donner, en quelle quantité, me donne un petit dépliant et m’envoie par whatsapp un gros document qui semble contenir les lignes directrices nationales. Je dis semble, parce que je n’ai pas encore eu le courage de le traduire… oups. Heureusement ce n’était pas mon premier. Non, je n’ai vraiment pas tout compris ce qu’elle m’a raconté non plus. Mais je me doute qu’elle m’aurait fait de gros yeux si j’avais pu lui parler de DME (on y reviendra)!
On s’entend que j’ai fait à ma tête, comme au premier. Ca s’est moins bien passé, le petit a fait de l’anémie, mais je reconterai ça plus tard.

Diversification alimentaire: bébé commence à manger
Question déjà complexe et souvent angoissante pour les jeunes mamans ( et de plus en plus de papas impliqués, youppi) dont c’est le premier enfant, la question de la diversification alimentaire (ou alimentation complémentaire) se complexifie encore davantage quand on compare les recommandations internationales (OMS), avec celles qu’on reçoit dans un pays donné. Parfois, d’un pays à l’autre, ( ou même d’un pédiatre à l’autre…) on se fait dire des choses contraires!
Pour encore en rajouter une couche, le petit Léo de la conversation ci-dessus est prématuré. #JeM’arracheLesCheveux
Faque on fait quoi ???
Dans de prochains articles, je présenterai un survol de mon expérience, de celle de certain.e.s ami.e.s expats, et de mes lectures, en abordant les questions suivantes:
Quand commencer?
Quoi donner?
Comment, avec quels accessoires, sous quelle forme?
Combien?
Quand dans la jourée?
Par qui?
Et pourquoi diantre toute cette variabilité?!?
Attention, chers parents de bébés qui ne mangent pas encore ou futurs parents… je ne vais pas vous donner de recette miracle!! Encore une fois, je souhaite simplement souligner que les conseils qu’on reçoit sont… oui, souvent culturels!
En attendant, partagez dans les commentaires vos délicieuses histoires de premiers aliments. Et, pour répondre rapidement à la question «On fait quoi? » : Ben, tu lui donnes à manger, c’est tout !!
petit clin d’oeil aux parents de bébé Léo!
Et pour finir, parce que c’est drôle… l’image suivant provient du guide sur le développement de l’enfant publié par Unicef en collaboration avec le gouvernement Kazakh. Ca dit « incitez l’enfant à manger davantage » et « donnez autant d’amour et de soins que possible » … mais, vraiment, ça montre surtout très bien la réalité: avec papa je mange sans problème, mais maman, elle, je vais lui en faire voir !!!
