Combien de fois un médecin vous a prescrit quelque chose qui vous a fait sourciller?
Souvent, c’est parce que le nom est long, étrange, ou c’est un nouveau médicament pour nous et ça inquiète un peu…
Combien de fois un médecin vous a prescrit quelque chose que vous n’avez pas pris?
Moi, ça m’est arrivé… avec de l’eau. La doc lui a prescrit de l’eau.

Pas médecin, mais maman (expat)
Je suis coupable, je l’admets. Chaque fois qu’une pédiatre prescrit quelque chose à mes enfants malades, je fais mes recherches. Je lis la notice dans la boîte, je cherche les recommendations canadiennes à son sujet, ou les françaises. Et maintenant, les russes. Parce que plusieurs composés interdits dans nos pays occidentaux sont monnaie courante ailleurs (et peut-être vice versa d’ailleurs!). Parce que certains médicaments non recommandés pour les enfants sont donnés sans hésitation ici. Ou simplement parce que les petits semblent prendre du mieux sans que j’aie recours à des trucs trop forts qui peuvent causer plein d’effets secondaires qui font peur. Les ”douches de vapeur”, par exemple, ça marche souvent bien pour la toux.
Bref, après réflexion, je décide si je le donne ou pas.
Pourquoi tu consultes?
Pourquoi me donner la peine d’aller chez le médecin? me demanderez-vous…
D’abord parce que je ne suis pas médecin moi-même, j’utilise mon jugement mais je n’attends pas qu’ils crachent leurs poumons pour les faire observer et traiter. Ensuite, parce que j’ai besoin d’un papier médical pour retourner le petit à la garderie…
Revenons aux prescriptions.
Des fois, je ne sais pas trop quoi faire.
Par exemple, pour une Nième fois mes petits ont une infection des voies respiratoires supérieures. Youppi. La pédiatre a prescrit, pour le petit de 20 mois qui a tout de même une bonne toux: des gouttes salines (avec nettoyage du nez), un antibiotique nasal, un spray pour la gorge (aux herbes), un bronchodilatateur (médicamenteux) à donner en inhalation, une méga dose de vitamine D (3000 UI !); le tout pour six jours.
Et de l’eau. De l’eau pétillante de la marque BORJOMI, s’il-vous-plaît.
Elle me dit de retirer le gaz avant de lui faire boire, mais de lui en donner plein.

Se questionner
C’est là où mon manque de fluidité en russe ne me permet pas de poser les bonnes questions. Je reste pensive. Pourquoi diantre prescrire cette eau?? J’admets l’avoir ignorée sur de précédentes prescriptions…
Bien sûr, je fais tout pour que les petits boivent beaucoup, et un peu chaud. Eau bouillie, soupes, tisanes, jus dilués. Le jus de pomme très dilué, c’est recommandé même par les pédiatres canadiens pour remplacer les sels de réhydratation oraux que les enfants ne veulent jamais avaler.
Et puis, j’ai allumé. Cette eau, je reconnais la marque. On l’a trouvée particulièrement inbuvable lors de notre récent voyage en Géorgie, son lieu d’origine. Beaucoup trop salée.
Salée
Salée.
Et si la pédiatre la prescrivait au lieu des sels de réhydratation?
En effet, j’ai de la difficulté à en trouver, de ces sels, depuis mon arrivée au Kazakhstan… Les pharmaciennes me regardent toujours avec un air étrange sans comprendre ce que je leur demande. J’ai fini par en dénicher UNE marque, super chère. Alors que, je me souviens, au Burkina Faso un sachet coûtait quelques centimes d’euros.
Bref.
J’ai acheté de la Borjomi. Mes enfants adorent l’eau pétillante, de toute façon!
et curative?
Et puis j’ai lu quelque part que les électrolytes les plus importants pour le système immunitaire sont le calcium, le potassium, le sodium, le chlorure, le zinc et le magnésium. A part le zinc, l’eau Borjomi en contient pas mal, ce qui pourrait expliquer que cette eau est réputée depuis le 19e siècle pour ses pouvoirs curatifs… Même les familles de Tsar de Russie et des personnes célèbres comme Anton Chekhov et Pyotr Tchaikovsky se rendaient aux sources pour se soigner! https://en.wikipedia.org/wiki/Borjomi_(water)
On va peut-être se faire plaisir avec de l’eau “qui pique” plus souvent, mes chéris !
