J’ai déjà raconté les péripéties de notre dernier court vol, ici. J’en avais profité pour donner les cinq petits conseils suivants (plus détaillés dans l’article), qui s’appliquent aussi aux longs vols.
Conseil #1: Toujours planifier le voyage en présumant que les enfants ne dormiront pratiquement pas. I.e. avoir des activités à faire et de quoi manger.
Conseil #2: Préparer des collations qui prennent du temps à manger.
Conseil #3: Profiter des voisins de sièges pour distraire le plus petit avec leurs coucou-cachés-guiliguili-pouet-pouet
Conseil#4: Éviter les jouets qui roulent.
Conseil #5: Mettre le plus grand à contribution pour le transport de la petite valise de cabine.
Les oreilles
Je crois que j’ai oublié un aspect important sur tous les vols: le mal d’oreilles. Certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres. Toutefois, vu l’incapacité de votre bébé à vous dire que ses oreilles sont bouchées et qu’il a l’impression qu’on lui poignarde le tympan, mieux vaut prévenir.
Ainsi, pour les bébés, (Conseil 6) essayez de faire coïncider la tétée avec le décollage et l’atterrissage. Remarquez que c’est plus facile pour certains bébés gloutons qui vont boire dès qu’on leur présente le sein! Le fait d’avaler calme et débouche les oreilles. Par contre, si bébé dort, PAS BESOIN de le réveiller! Faites la manœuvre juste s’il se réveille de douleur, ce qui ne sera fort probablement pas le cas.
En passant, même si vous êtes dans un vol où on vous dit de placer le bébé debout dans vos bras pour le décollage et l’atterrissage (quand il n’y a pas de ceinture de sécurité de bébé), il n’y aura aucun agent de bord pour venir vous dire de remettre votre bébé debout si vous le couchez pour allaiter…
Conseil #6: Faites boire bébé au décollage et à l’atterrissage pour limiter les maux d’oreille. Pour les plus grands, offrez-leur de l’eau, du jus dilué, du lait, une compote… il faut juste y avoir pensé dans l’aéroport car les agents de bord ne vous fourniront rien avant le décollage.
Un long voyage d’Asie centrale vers la France
Cette fois-ci, on a eu droit à la totale; petit vol interne, courte nuit en hôtel dans la capitale, départ pour un long vol à 5h du matin et correspondance express pour un dernier vol européen. Je suis essoufflée juste à y repenser.
Beau départ, pas de retard, un grand garçon calme qui n’a même pas besoin de jouets et un bébé qui s’endort au décollage et sieste tout le vol. Youppi! Note intéressante sur l’évolution des avions; celui-ci était très récent avec une lumière pictogramme de téléphone mobile qui indique l’interdiction de les utiliser, à côté de la lumière en forme de ceinture de sécurité qui dit de s’attacher.
Ça change d’un autre avion que j’ai pris récemment qui avait encore des cendriers dans les accoudoirs…
Nuit de 6h à l’hôtel
Outre la nuisance de devoir récupérer les bagages, le passage obligé par la capitale quand tu habites dans un trou (barrer) loin implique souvent une nuitée très écourtée avec un vol international tôt le matin. Heureusement, nous sommes maintenant des pros de l’adaptation des chambres et on a réussi à dormir de façon à peu près sécuritaire et presque reposante à quatre dans le seul lit (Queen heureusement). Le truc? Toujours chercher quels meubles ou chaises peuvent se bouger et les placer sur les côtés du lit pour faire des barrières improvisées. Évidemment, carrément mettre le matelas par terre est encore plus simple quand il y a assez d’espace dans la chambre.
Une correspondance express
A l’origine, elle aurait dû être de deux heures. Toutefois, avec un 30 à 45 minutes de retard sur le vol, la correspondance à Francfort a été du sport et réussie de justesse. Il faut dire qu’ils ont les mesures de sécurité les plus intenses qui soient; je ne me rappelle même pas avoir vu ça aux USA mais ça a peut-être évolué depuis mon dernier passage.
Conseil #7, rappelez-vous en faisant les valises de:
– bien mettre TOUS les gels et liquides dans des sacs de plastique transparents de 1L max;
– placer de façon à pouvoir sortir rapidement TOUS les objets électroniques, incluant batteries et chargeurs;
– ne pas avoir (à la sortie de l’avion de l’avion) de nourriture interdite comme viande, fromages, fruits, noix…
– placer ensemble toute la nourriture et liquides pour le bébé.
Bref, en courant et en ayant toutes les files préférentielles, on a réussi à monter dans l’avion à 10 minutes près. Chaud chaud !
Conseil #8: Profiter des files préférentielles pour bébés. Elles sont fréquentes mais souvent cachées; demandez au personnel de l’aéroport. Ou cherchez le pictogramme de poussette, comme à Montréal.
Conseil #9: avoir un porte bébé pour les correspondances. Généralement, les poussettes ne sont pas rendues entre les vols, sauf exception. Toujours demander lors de l’enregistrement où elle doit être récupérée. Franchement, le porte-bébé ça change la vie aussi si tu en as deux en bas âge, et pour les longues correspondances.
Le long vol
Honnêtement, ce vol était long mais gérable, environ 6h. Les conseils qui suivent s’appliquent tout autant aux vols de 12h.
Sur la bouffe
Conseil #10: Tu peux souvent passer la sécurité et monter dans le vol avec la gourde du petit avec un peu d’eau dedans ( moins de 100 ml), mais si ça marche pas tu vas trouver de l’eau dans l’aire d’attente avant de monter dans l’avion.
Conseil #11: Tu peux apporter des fruits, ton sandwich, des noix, etc. dans l’avion. Il faut juste les manger ou jeter ce qui reste avant de rentrer dans le prochain pays!
Conseil #12: S’informer à l’avance, parfois il y a des menus enfant dans l’avion qu’il faut juste commander à l’avance lors de la réservation du billet je crois.
Rentrer en premier ou en dernier?
LA question qui tue: on profite de la file préférentielle pour s’installer en premier dans l’avion ou pas? Si vous avez beaucoup de bagages de cabine et que vous ne voulez absolument pas en avoir sous les sièges, ça peut être envisageable. Mais vos petits sont assez petits pour qu’un bagage devant leurs petites jambes ne dérange pas beaucoup, et les agents de bord sont souvent capables d’aider à trouver de la place dans les porte-bagages, même quelques rangées plus loin. En conséquence, nous on attend toujours le plus tard possible pour rentrer dans l’avion.
Conseil #13 : Attendre le plus possible pour monter à bord. Pourquoi? Pour laisser aux petits le plus de temps possible pour courir, sauter, rester debout avant d’être coincés pendant une éternité sur leur petit siège! Surtout avec la Covid. En effet, c’est de moins en moins bien vu de laisser les gamins jouer dans les allées et aller faire des coucous et grimaces aux voisins.
Pas de stress
Conseil #14: ne pas stresser
De façon générale, on est trop stressés à l’aéroport. Les enfants le sentent et se mettent à être des pestes eux aussi, ce qui en rajoute une couche. Parents, organisez-vous pour être chill et vous allez déjà éviter beaucoup de soucis!
Ton bébé pleure dans l’avion et t’arrives pas à le calmer? T’en fais pas trop, y’a tellement de bruit dans un avion que ton bébé on l’entend déjà à peine hurler quelques rangées plus loin.
Conseil #15: S’il hurle, mets le au sein pour le réconfort même si ce n’est pas l’heure de manger. Pour ta santé mentale c’est à mon avis pas le temps de te dire que tu vas le gâter ou l’empêcher d’apprendre à s’auto-calmer quand vous ếtes à 2000 mètres dans les airs! S’il n’est pas allaité, là je sais pas quoi faire, fais ce qu’il faut pour l’aider!
A propos des sièges
Conseil #16: Asseoir papa à côté du plus grand, comme ça maman n’a pas à gérer les deux toute seule pendant que papa dort. Surtout si les sièges sont séparés. D’ailleurs, ne pas hésiter à le mentionner aux agents de bord à l’embarquement si la famille est séparée; des fois des changements de siège sont possibles, souvent après le décollage.
Conseil #17: Apporter le siège d’auto dans l’avion … ou pas. Je n’ai sérieusement pas d’avis absolument tranché sur la question. Personnellement je ne l’ai jamais fait, car notre siège n’est pas tellement plus confortable que celui de l’avion pour dormir. L’argument majeur de ceux qui l’apportent est la sécurité; ils sont mieux attachés dans leur siège et, en cas de turbulence, risquent moins de se blesser. Sauf que… sérieusement, votre gamin reste assis attaché pendant 6h ou plus dans son siège?? Choix parental !
Bon à savoir: contrairement à ce qu’on lit souvent sur les médias sociaux, le siège d’auto n’est pas automatiquement considéré accidenté lorsqu’il a voyagé en soute. Il faut simplement lire le manuel et vérifier les points de sécurité, comme après un accident.
Conseil #18: à propos des voisins de sièges. Il y a une mode qui consiste à offrir des petits sacs avec des bouchons pour les oreilles, des bonbons, etc. aux voisins pour s’excuser à l’avance des perturbations causées par nos enfants. J’ai lu quelque part, et j’adhère à l’idée, que franchement les adultes sont supposés se gérer eux-mêmes sans avoir besoin de petit cadeau. Voire, ils devraient t’aider, toi, la maman qui galère avec un enfant en crise!
Maman solo avec deux enfants
Je ne l’ai encore jamais fait; j’en parlerai si jamais je le vis!
Dans les bagages
Dans un prochain article je partagerai la liste de ce que mets dans mes bagages.
Aussi, des trucs et astuces de plus pour occuper les enfants sur les longs vols!
En attendant, je rappelle mes deux sites préférés pour les conseils de parents voyageurs:
Offrir des cadeaux pour t’excuser d’oser voyager avec des enfants? ça existe vraiment? Personnellement, la dernière fois où j’ai voyagé seule sur un long-courrier avec mon fils de 8 mois, j’ai vraiment beaucoup profité des mamies désœuvrées à bord… elles étaient contentes et mon fils aussi!
J’ai lu quelque part que ça a été la mode surtout aux États-Unis il y a quelques années après que Angelina Jolie et Brad Pitt aient offert des petits présents aux voisins de siège pour s’excuser du boucan de leurs petits…