Pour continuer le petit survol de ma vie quotidienne au Kazakhstan qui n’est finalement pas très différente de la vôtre, à condition que vous soyez maman au foyer, voici un second article. J’ai déjà répondu à la question « C’est-tu dangereux, le Kazakhstan? » dans ce premier article. Dans celui-ci, je raconte un peu ce qu’on peut faire comme activités familiales, comment sont les restaurants et quelle est l’attitude des gens en général face aux enfants. Parce que, quand tu fais des activités avec des enfants, tu croises d’autre gens, et parfois l’attitude des autres influence beaucoup l’humeur générale de tout le monde!
Comme partout
Lorsqu’il y a des familles, il y a des activités familiales. Ce qui est plus compliqué quand tu ne maîtrises ni la langue ni les canaux de communication, c’est de les trouver! Je n’écoute pas la radio ni la télé en russe, je n’arrive pas toujours à lire les affiches ou annonces dans la rue, et évidemment mes amies, même kazakhs, ne passent pas leur temps à me dire ce qu’elles font. C’est quand même grâce à elles que je trouve pas mal tout ce qu’on finit par faire!
Alors il y a quoi comme activités familiales au Kazakhstan? Franchement, je pense globalement que c’est très similaire à ce qu’on peut trouver au Québec. C’est un pays où le hockey est très populaire, encore surtout auprès des garçons. Je n’ai pas entendu parler de hockey féminin; il faut dire qu’ils sont quand même encore assez machistes ici. La boxe est un autre sport populaire et il y a un cours juste en face de chez nous; on planifie aller voir ça pour petit loup éventuellement… Ça, je l’ai découvert par la nounou d’une petite fille au parc, donc c’est clairement mixte.
Il y a aussi de la danse, la piscine, des gyms (mais peut-être pas spécialisés pour enfants) et plein de petits cours particuliers d’art, de fitness, de pilates, yoga, musique, etc. Petit divertissement linguistique ici, piscine se dit бассейн, ce qui se prononce à peu près comme bassine.
Il y a plusieurs salles de jeu intérieures, la plupart dans les centres commerciaux. Il y en a même une très spécifique, une salle uniquement de trampoline! Je suis jamais encore allée mais on m’a dit que c’était bien.

Sans aucun doute, il existe certains festivals à découvrir, mais ils ont tous été annulés dans les deux dernières années à cause de la Covid-19. Dans quelques jours on va justement prendre part aux festivités de Nauryz, la fête du printemps et le Nouvel an traditionnel kazakh. Ça sera notre première incursion dans la culture traditionnelle kazakh!
On apprécie aussi d’autres activités dehors comme des espaces de glissade l’hiver et la place centrale piétonne en ville avec une fontaine où on amène les enfants se mouiller l’été quand il fait chaud. Il y a évidemment un petit parc d’amusement avec manèges mais nous n’y sommes pas encore allés. Bref, j’en oublie sûrement parce que, honnêtement, on n’en fait pas beaucoup! Malgré notre vie vagabonde, on passe pas mal de temps à la maison et chez les amis.
Dewors
En ville, il y a une plage, un mini zoo et des excursions en bateau. En plus des centaines de parcs, avec ou sans modules de jeux.
Pour jouer dehors, l’avantage ici c’est que la ville n’est pas très étendue. En quinze minutes de voiture on accède aux collines avoisinantes où on peut faire d’agréables pique-niques et « shashliks », le mot local pour dire barbecue. C’est très reposant un petit barbecue entre amis, ça fait du bien de sortir de la pollution de la ville, on croise des chevaux, des vaches et des moutons et ça fatigue bien les enfants! Il faut juste connaître les spots (encore une fois merci les amis!) et faire attention aux tiques.
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Les tiques sont très présentes au printemps et pendant l’été et transmettent une fièvre encéphalique dangereuse. C’est donc la chasse aux anti-moustiques pas trop toxiques mais efficaces; j’ai appris à lire DEET en russe! Et non, je n’ai pas exactement trouvé la solution efficace ET sans danger pour les enfants; pour le moment il me reste encore un produit canadien
La région est aussi réputée pour la chasse, très peu régulée avec les problèmes de diminution constante du gibier qui s’ensuit, et la pêche. J’espère avoir l’occasion de tester la pêche cet été!
Si on a la chance de connaître quelqu’un qui a des parents » au village » ou une petite maison (chalet) de campagne, on peut aussi aller profiter de l’air pur (et du sauna). Pourquoi pas aussi y jardiner un peu; petit loup me parle encore de la carotte qu’il a déterrée l’an dernier!
À environ 1h de route ( ou même moins) il y a de petites stations de ski. Mais vraiment, vraiment petites!
À environ 2h de route il y a » la mer » comme ils l’appellent. C’est en fait le gigantesque réservoir Bukhtarma, bordé de villas, resorts et hôtels. Pardait pour une escapade de fin de semaine! On s’y baigne, on pêche, on fait du bateau… et on prépare des shashliks, évidemment. C’est un des plus grands réservoirs au monde!
Restaurants
Malheureusement, l’offre culinaire est plutôt limitée en ville. On trouve beaucoup d’établissements de restaurant, allant du petit bouiboui / kiosque dans la rue au restaurant chic. Mais la diversité des plats est plutôt mince. Viande grillée, kebabs, un peu de chinois, pizza (souvent type fast-food américaine), poulet frit, frites et autre fast-food. Enfin, évidemment, il y a la cuisine locale. Je peine à la décrire… ce sont souvent des plats de viande avec quelques légumes en sauce, servis soit sur pâtes (mais les pâtes sont pas pareilles comme chez nous) ou avec du pain. J’écrirai plus tard sur la nourriture locale et j’essayerai de savoir un peu mieux comment (et quoi!) mangent les enfants, surtout au moment de la diversification alimentaire!
Ce qui est différent pour nous, expatriés, c’est qu’avec un salaire quand même significativement plus élevé que les locaux, la bouffe reste très abordable, même dans les restaurants chics. Par exemple, dans un des endroits les plus réputés, la facture pour trois personnes (sans alcool) s’élève en moyenne à environ 85 dollars canadiens, avec boissons, entrées et desserts. C’est cher, mais on parle d’un des restos les PLUS chers de la place… Par contraste, un wrap au poulet, des croquettes, une grosse frite, une bouteille d’eau (tsé quand t’oublie la gourde du bébé) et une slush (la première du grand!) ont coûté à peu près 8$, dont 2,80 pour la slush…
Un aspect inusité que j’apprécie maintenant (ça nous a quand même bien troublé au début) c’est que dans beaucoup de restaurants, il y a un service de garde-robe. Avant même de t’asseoir à la table, tu vas poser ton manteau, comme ça il ne traîne pas sur la chaise. Il faut juste penser à vider les poches! Par de peur de te faire voler quoi que ce soit, c’est peu probable; plutôt pour ne pas à avoir à te relever pour aller chercher ton téléphone ou autre item oublié.
Autre cas intéressant ici c’est la culture des restaurants familiaux. Non, je ne parle pas de Mcdonald, il n’y en a pas dans la ville (mais il y a PFK et Burger King). Il s’agit ici des restaurants où les enfants sont vraiment les bienvenus, l’espace est pensé pour eux, où sont organisées les fêtes d »anniversaire et où il y a une salle de jeux, souvent avec nounou! Tu t’assois et ton gamin part jouer, surveillé par un AUTRE adulte que toi… et TOI, tu peux manger! C’est-y pas génial?? Il y en a plein. Je ne sais pas à quel point c’est fréquent ailleurs; il y en a chez vous?
En public avec des enfants
Les enfants sont très bien traités et sont aimés ici. Pour autant, en tout cas de ce que je peux brièvement en juger de par leur attitude en public, ils ne semblent pas du tout élevés comme des enfants rois. Ils sont polis et respectueux. Ils tiennent la porte aux adultes et les laissent passer dans l’ascenseur. Les adultes, eux, sont généralement assez compréhensifs (face aux galères d’une mère.)
Par exemple, lorsque je me promène seule avec les deux petits et que je mets un peu longtemps à m’installer dans le taxi avec le siège d’auto coquille du bébé; qu’en plus je les attache alors qu’eux mettent rarement la ceinture de sécurité à l’arrière, étonnement la réaction des chauffeurs la plus commune est de me sourire, puis de regarder mes enfants tendrement. Ils démarrent généralement avant que les ceintures ne soient toutes bouclées, ce qui fait paniquer mon plus grand qui hurle parfois « Dis-lui d’attendre!! Je suis pas attaché!!! » mais au moins je ne me fais pas engueuler comme ça m’arrivait au Pérou!
Parlant de siège d’auto coquille, ça semble une rareté ici. J’en ai vu quelques-uns dans mon quartier, mais pas trop ailleurs. Les gens transportent les bébés dans leurs bras. Je me rappelle qu’à la sortie de l’hôpital, j’avais dû me fâcher contre le chauffeur de la voiture qui nous ramenait, qui insistait pour que je garde le bébé naissant dans mes bras…
Autre fait cocasse, les gens dans la rue sont surpris quand ils voient que c’est un bébé dans le truc que je transporte (quand je le porte à bras et pas sur la poussette) et me disent en riant qu’ils croyaient que c’était un chat. Enfin, un chauffeur de taxi sur deux ouvre le coffre pour me permettre d’y poser mon bagage avant que j’explique que non, non, ça reste avec moi…
Je me suis un peu éloigné du sujet des activités, mais ça commence à donner un aperçu de mon quotidien de maman au Kazakhstan!