(Photo Pixabay)
Amélie a décrit sa première expérience de suivi de grossesse, ici et ici, après être tombée enceinte en Afrique.
Je suis aussi tombée enceinte au Burkina Faso la première fois. Facile de deviner où j’ai rencontré Amélie, hein!
Résultat positif
Dans notre cas, nous n’étions pas en mode vite-vite il faut fonder une famille. On a simplement arrêté d’utiliser des condoms (je ne sais pas si je reparlerai de contraception un jour…) en mentionnant rapidement « Bon, on sait ce qui risque d’arriver, hein? »
À ce moment, je n’avais pas de travail, nous étions en train de nous préparer à quitter le pays pour un nouveau poste de Monsieur au Pérou.
Donc, quand les deux petites barres sont apparues sur le ti bâton, j’étais rassurée en me disant que les soins étaient sûrement meilleurs à Lima qu’à Ouagadougou.
L’assurance maternité: attention période de carence !
Toutefois, je craignais de ne pas avoir d’assurance maternité. En effet, changer de pays et de travail implique généralement de changer d’assurance internationale. Et là, il faut savoir que la majorité des polices ont une période de carence de minimum 10 mois pour la couverture maternité.
En conséquence, une famille réellement expatriée prend une meilleure décision en planifiant bien les naissances pour ne pas se retrouver sans couverture !
Un suivi sans RAMQ
Contrairement à Amélie, je ne pouvais pas rentrer au Québec pour accoucher car je n’étais plus couverte par la régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).
C’est une autre histoire, mais on a réussi à se négocier une couverture avec la compagnie de Monsieur une fois arrivés au Pérou. Ouf !
Acide folique, un must en début de grossesse
Enceinte de moins de deux mois quand j’ai quitté le pays, je n’ai donc même pas pris la peine de voir un.e gynéco au Burkina Faso. Heureusement, grâce à une tante qui m’avait déjà parlé d’acide folique au hasard d’une conversation, je suis allée en chercher à la pharmacie du village.
J’ai pris un rdv avec une gynéco privée au Québec (je pense qu’il n’y en a qu’une seule !) car on y passait 3 semaines avant de changer de pays. Question de se rassurer sur le bon démarrage du truc. Moi aussi j’ai donc passé une première échographie rapidement, dans le bureau de la médecin. Puis, la priorité en arrivant au Pérou a été de trouver une maternité. Encore une fois merci à internet de fournir plein de questions à poser pour espérer de bien choisir! Au Québec, j’ai un peu eu l’impression que t’as pas toujours autant de choix; tu prends souvent le seul médecin que tu trouves qui accepte des nouvelles futures mamans, si j’ai bien compris!
Pour trouver une clinique au Pérou, merci aux réseaux de mamans expats. Je lève mon chapeau aux vraies aventurières pré-Facebook!
Il avait plusieurs options, de la grosse clinique privée très chère aux hôpitaux publiques. Bien sûr, la qualité des infrastructures et disponibilité des diverses technologies n’y est pas la même… est-ce que la qualité des soins est meilleure dans le privé? Je ne sais pas, en termes humain en tout cas, comment sont traitées les femmes ailleurs que là où j’ai accouché.
Et cet épisode, je le raconterai une autre fois !