Skip to content
Menu
Six continents de mamans
  • Accueil
  • A propos
  • Articles
    • Parentalité
    • Santé et bien-être
    • Tranches de vie
    • Grossesse
    • Divers
  • Bibliothèque
  • Services
Six continents de mamans

Histoires de petites bouches: quand ça commence!

26 novembre 202229 novembre 2022
Les multiples sources de recommandations souvent contradictoires sur internet…

Dans l’article Histoires de petites bouches, j’ai annoncé que j’allais présenter mon expérience et celle d’amis dans d’autres pays concernant la diversification alimentaire.

Puis j’ai poursuivi avec cette histoire sur le fer , parce que les aliments riches en fer semblent une constante, tant traditionnellement que dans les recommandations les plus à jour, dans beaucoup de pays.

Dans ce troisième article de la série, je vais parler du début de l’introduction des aliments. Ça se passe quand, au fait? 

On aimerait avoir un chiffre, une date exacte qui nous dit que ça y est, bébé est prêt. A 183 jours, quatre heures et 10 secondes, les bactéries dans le bedon de la petite créature sont soudainement prêtes: envoyez autre chose que du lait, c’est bon!!! Mais la nature est ainsi faite: ça varie. Certains petits être humains sont prêts avant d’autres. Chacun son rythme! Le problème étant, bien entendu, que bébé ne parle pas encore pour nous le dire, qu’il est prêt…

Toute de même, des recommandations existent pour savoir à peu près quand débuter. D’ailleurs pour certains, c’est peut-être la première fois que vous entendez parler de variation dans le début: vous avez toujours pensé qu’un bébé, ça commence à manger à six mois et c’est tout? Et bien non!

Bon en fait si vous lisez mon blogue vous le savez déjà, parce que j’ai déjà abordé le sujet en juin 2022, dans « Bébé, tu manges quand là-bas? » . Mais je voulais en rajouter un peu…

Par pays…mais surtout époque 

Alors, on débute quand?

Dans mon précédent article, j’ai écrit que en France on recommande de débuter entre quatre et six mois, au Canada à six mois, etc. Parce que j’ai lu ça souvent, de différentes sources. Mais je me suis finalement rendue compte que même pour un même pays, ça varie un peu, surtout parce que les recommandations et les pratiques ont évolué dans le temps!

Bien sûr, les façons de faire des générations précédentes diffèrent de la nôtre. Il semble qu’en 1880,par exemple, on donnait autre chose que du lait en moyenne vers 11 mois. Je n’ai malheureusement pas réussi à trouver d’information sur les pratiques au Moyen Âge ou à d’autres époques. (Partagez si vous connaissez!)

De nos jour, il n’y a pas exactement de consensus, mais ça varie généralement très peu: sur les sites web des associations de pédiatrie et autres apparentés, donc, on lit généralement soit « entre 4 et 6 mois », ou « à 6 mois ». Surtout, on parle de signes qui montrent que le bébé est prêt.

Anecdote : Histoire de grand-mère

Ma mère aime bien me raconter l’histoire du bébé d’une de mes cousines qui hurlait, vers 5 mois, quand ça sentait bon la bouffe…une fois en particulier en rentrant avec elle dans un café qui humait le bon pain, ma mère lui avait juste dit: ton bébé a faim. Donne-lui de la bouffe!!! Et ça avait calmé le tout. La bouffe, bien sûr, pas le fait de le dire…

Recommandations mondiales

L’OMS dit ‘à 6 mois » sans même vraiment parler des signes qui indiquent qu’un bébé est prêt. Avant ça, allaitement exclusif. Exclusif, en passant, ça veut dire SEULEMENT. Pas d’eau, pas de céréales dans le biberon, pas de petit thé de feuilles de quoi que ce soit pour aider les coliques. Idéalement, pas de lait maternisé non plus, qui est supposé à la base être un remplacement « médical » en cas d’impossibilité d’allaitement! Les choses ont bien changé depuis son invention, avec le lobby incessant des compagnies pharmaceutiques qui le fabriquent… mais ça, c’est une autre histoire. Bref, c’est rare que ça reste exclusif pour vrai jusqu’à six mois.

Le petit guide de l’UNICEF et du gouvernement Kazakh que j’ai reçu spécifiait « rien d’autre que du lait maternel, sauf des vitamines et des médicaments lorsque nécessaire ». Fair enough.

Notez bien qu’on ne recommande jamais de débuter après 6 mois, ce qui cause aussi beaucoup de stress (souvent inutile) à beaucoup de parents dont les bébés ne sont pas tout à fait prêts à cet âge, mais le seront probablement juste un peu après. Cette problématique, je l’ai aussi abordée dans l’article précédent sur le « quand ».

Pourquoi cette variation?

D’un pays à l’autre, les différentes directives m’ont fait me questionner sur le pourquoi. Pourquoi ici 6 mois, là 4, avant plus tôt ou plus tard? On ne se le fait jamais expliquer. En fait, je suis même convaincue que les gens qui donnent les recommandations aux parents ne le savent pas eux-mêmes ! J’ai tenté d’identifier ici quelques facteurs.

1- Quelqu’un s’est intéressé à la santé des bébés

Le développement des bébés n’a pas toujours été une préoccupation pour la médecine dite moderne. Avant, les mamans s’occupaient de ça sans qu’un médecin vienne leur dire quoi faire. De mère en fille, ces connaissances sur comment s’occuper des petits se transmettaient sans que la science (et les hommes!) ne se préocupent vraiment de la santé des bébés. Puis, un jour, un monsieur s’est mis le nez là-dedans*, et les études ont commencé. Tant mieux, dans un sens; la santé des bébés est importante aussi! Ca a permis de grandes avancées dans la baisse de la mortalité infantile.

Bref, à coup d’études qui ont graduellement modifié l’état des connaissances, les bébés d’une génération à l’autre se sont vu offrir de la bouffe différente à des périodes différentes. De nos jours, je crois que le chiffre de 6 mois provient du fait que, en MOYENNE, les bébés allaités risquent de manquer de fer vers cet âge; et qu’il semble que ça soit une bonne période pour limiter les risques d’allergie via l’exposition du bébé aux allergènes. Mais est-ce que ce dernier point est valide tant pour les bébés allaités que pour ceux qui ne le sont pas? Le lait de la mère contient beaucoup de substances qu’elle-même ingère, y exposant le bébé du même coup… Je n’ai pas creusé la question.

En France, où on continue de promouvoir la diversification dès 4 mois comme étant LA norme, certains avancent que, en plus de l’exposition aux allergènes, cela favoriserait l’envie de manger des fruits et légumes et diminuerait les problèmes alimentaires plus tard dans la vie. Encore une fois, cette idée est peut-être davantage vraie pour les nourrissons nourris au lait maternisé (et est clairement promue par les vendeurs de petits pots!)

En effet, l’enfant allaité est exposé aussi aux goûts via le lait maternel. Une diversification hâtive n’a donc peut-être pas de bénéfices significatifs, au contraire, si cela déplace le lait maternel au profit de nourriture moins nourrissante et calorique. Comme du pain… ou de la purée de carotte simple.

2- Une opportunité commerciale

Il y aussi d’autres gens qui se sont mis le nez là-dedans, pendant la révolution indistrielle européenne au milieu du 19e siècle d’abord, puis en Amérique du Nord. Un certain M.Gerber, entre autres, roi de la bouffe en canne et ayant une forte fibre commerçante, a flairé la bonne affaire.

On peut difficilement affirmer, à voir les étalages interminables de nourriture pour bébé (et même pour bambins jusqu’à 18-24 mois!!!) en France, que cette industrie n’a aucune influence sur les reccomandations de commencer la diversification à 4 mois…

Une réflexion intéressante sur l’influence de la nourriture pour bébé commerciale aux Etats-Unis est rapportée dans l’article « The invention of baby food » pour ceux qui sont curieux.

Quelques items pour bébés d’une épicerie en ligne française, d’une liste de 318 produits!

3- Ca dépend de ce que bébé mange et de comment il le mange

Il est certain que si la recommendation est d’ajouter des céréales au biberon, le bébé peut « manger » avant qu’il démontre tous les signes qu’il est prêt à manger solide. Pas besoin de se tenir assis seul, en tout cas… Par contre, si on commence avec la diversification alimentaire menée par l’enfant (DME), appelée baby-led weaning en anglais, il faut vraiment que le bébé soit prêt, prêt. Légumes et fruits, cuits seulement? Encore une fois, à quatre mois peut-être, mais à six mois la majorité des bébés vont bien digérer que ça soit cru, seulement bien mûr.

Le lait maternisé étant un aliment beaucoup moins complet que le lait maternel, je présume aussi que c’est moins dramatique de retarder un peu l’introduction pour un bébé allaité. Sauf pour le fer, bien sûr. D’ailleurs, à l’origine, le lait en formule était tellement nul que les bébés mourraient fréquemment du scorbut. Les médecins ont dû recommander l’introduction de jus d’orange et d’huile de foie de morue dès un mois de vie ! Nul doute que l’habitude d’introduction précoce, même si elle n’est plus justifiée avec l’amélioration de la composition de l’aliment, a dû perdurer un peu plus longtemps que nécessaire.

Bref, le quand dépend aussi du quoi. Mais il ne viendrait à personne l’idée de donner un morceau de viande entier à un bébé d’un mois! Quoique, bien pré-mâché, peut-être… (Je blague.)

Des différences qui angoissent

Le problème, c’est quand les recommandations changent du tout au tout suite à une nouvelle étude et que les parents se retrouvent complètement perdus. Déjà, on a envoyé aux oubliettes toutes ces connaissances transmises auparavant de mères en filles, sous prétexte qu’elles ne seraient que des histoires de bonnes femmes sans fondement scientifique. On a aussi sapé la confiance des mères qui ne savent souvent plus aussi bien regarder, écouter et comprendre les signaux de leur bébé. Les jeunes mamans modernes sont plus inexpérimentées que leurs aïeules, n’ayant pas été exposées à une large famille et n’ayant donc pas appris dès leur plus jeune âge en voyant leur mère ou leurs tantes faire avec les bébés.

De plus, elles sont (nous sommes!) souvent peu accompagnées par les femmes (ou parents) des générations précédentes (érosion du tissu social, vous connaissez?) et se fient plutôt aveuglément** largement à ce qui est écrit noir sur blanc dans le guide « Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à 2 ans ». Ou tout autre manuel officiel à l’intention des nouveaux parents. D’accord, j’exagère, il y a quand même généralement des connaissances qui se transmettent encore de mère en fille; mais il y a moins de matantes pour obstiner, diversifier les approches et dire « mais non c’est pas comme ça qu’on fait, regarde! »

Bref, si tout ne roule pas comme sur des roulettes lors de l’introduction aux aliments, la jeune maman peut angoisser face à des recommandations officielles soit rigides ou au contraire trop vagues, confuses, contradictoires, pas à jour ou pas adaptées à son bébé.

Il y a aussi le cas de certains domaines sensibles, comme celui des allergies ou des prématurés. Chaque fois qu’une étude semble indiquer une nouvelle connaissance, on a tendance à revoir un peu (trop?) rapidement les lignes directrices nationales d’un pays; donc ton petit guide de 2019 est peut-être déjà dépassé! Ou bien il a peut-être raison, si on a été trop rapide à changer les recommandations basé sur une étude qui s’avère pas si solide que ça… Misère! Qui croire?

** J’ai d’abord écrit aveuglément, mais en fait je me rends compte que bien des gens, moi inclue, font à leur tête. Pas toujours facile de faire la part des choses entre suivre son instinct ou les guides officiels, quand il y a contradiction entre les deux…

Le sommeil et la bouffe

Plusieurs parents vont dire qu’ils ont hâte que leur bébé mange pour qu’il dorme mieux. Le ventre bien calé, un peu de lait et pouf! Un bon gros dodo! Plusieurs associations de pédiatres et sites officiels disent pourtant qu’il n’y a pas de lien entre le début des céréales infantiles (ou de l’alimentation complémentaire globale) et le sommeil. En gros ils disent aux mamans, qui pourtant observent ce phénomène depuis des millénaires, qu’elles n’ont pas rapport… hum, merci de me donner confiance en mon instinct de mère, doc! 

Personnellement, je crois simplement qu’il n’y a pas d’études scientifiques sérieuses qui démontrent ce lien, et donc les professionnels disent qu’il n’y en a pas. C’est oublier comment fonctionne la science! Ce n’est pas parce qu’un phénomène n’a pas encore été étudié ou expliqué qu’il n’existe pas. La science dit “nous n’avons pas trouvé de lien.” Mais les mamans du monde, elles, le connaissent depuis si longtemps… Les pédiatres ne devraient pas dire sans équivoque que « cette croyance est fausse ». A ma connaissance, elle n’a pas été démontée**; elle n’a juste pas été démontRée, prouvée. La nuance est de taille! Et bien sûr, ça ne s’observe pas pour TOUS les bébés.

Puis, ailleurs, ce n’est peut-être pas autant démenti… D’ailleurs, durant mon séjour à l’hôpital avec mon plus jeune alors qu’il avait 5 mois et 2 semaines, il avait de la difficulté à dormir. Lieu différent, beaucoup de bruit jusqu’à minuit, procédures médicales, etc. Je n’étais pas étonnée qu’il ne dorme pas! Mais un soir ou ses pleurs empêchaient les autres bébés de la chambre de dormir, ce sont les infirmières qui m’ont dit que je devais commencer à le nourrir, que je n’avais sûrement pas assez de lait (merci de la confiance envers mon corps) et que mon bébé avait faim. Il avait faim, donc il ne dormait pas. Moi je n’y croyais pas mais on m’a mis énormément de pression. C’est ainsi qu’il a commencé à manger de la soupe, des patates, des petites pâtes et du gruau (provenant de MON assiette, donc salée et sucrée…) à 5 mois et une semaine. Je n’avais pas de petit pot de bébé sous la main le premier jour, mais ça n’a choqué personne. Il a mieux dormi… mais dans mon cas je pense que c’est plutôt parce qu’on nous a mis dans une chambre privée!

En tout cas, beaucoup de gens autour de moi mentionnent le fait d’aider bébé à dormir pour justifier d’avoir débuté la diversification avant 6 mois.

Les premières assiettes de mon bébé à l’hôpital…voilà qui explique peut-être qu’à ce jour il préfère encore manger dans mon assiette que la sienne, même si elles contiennent exactement la même chose!

Prêts, pas prêts, partez!

Maintenant, si on parlait du quoi? Qu’est-ce qu’on leur donne, comme premiers aliments?

Dans un prochain article, promis promis! 

Plus de lecture:

1- Un bref mais complet article de la Leche League: « Comment mener la diversification alimentaire d’un bébé allaité »

2 – Un article de la fondation canadienne de l’allaitement qui date un peu (2009)mais qui semble tout à fait en harmonie avec les recommendations récentes et offre un ton rassurant pour les parents: Introduire les aliments solides

3- Un récapitulatif vulgarisé des connaissances actuelles sur l’introduction des aliments solides et de pourquoi cette marge de 4 à 6 mois, par Marie Fortier

*J’avais trouvé un article fort intéressant sur la question. Il me semble que l’intérêt de la sphère médicale pour le développement et la santé en général des enfants est apparu pendant la révolution industrielle. Mais je ne retrouve pas le dit article et je suis tannée d’attendre pour publier ça juste parce que mon cerveau a bogué ! Merci de votre compréhension…

** La Leche League, à laquelle je me fie beaucoup, affirme elle aussi qu’il n’y a pas de lien entre nourriture et sommeil (voir article 1 ci-dessus). Il y aurait eu des études démontrant l’absence de relations en le nombre de réveils nocturnes et la nourriture. Mais est-ce qu’il y a eu des études sur la facilité, la rapidité d’endormissement et la durée du premier cycle de sommeil? Je ne sais pas!

Visites de la page: 177
0 0 votes
Comment avez-vous trouvé l'article?
Souscription
Connect with
Login
I allow to create an account
When you login first time using a Social Login button, we collect your account public profile information shared by Social Login provider, based on your privacy settings. We also get your email address to automatically create an account for you in our website. Once your account is created, you'll be logged-in to this account.
DisagreeAgree
Notifiez de
guest
Connect with
I allow to create an account
When you login first time using a Social Login button, we collect your account public profile information shared by Social Login provider, based on your privacy settings. We also get your email address to automatically create an account for you in our website. Once your account is created, you'll be logged-in to this account.
DisagreeAgree
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires

Articles récents

  • L’allaitement, c’est mieux
    par Miss HGH
    dans Santé et bien-être
    12 décembre 2024
  • Choisir l’allaitement, pas facile
    par Miss HGH
    dans Santé et bien-être
    11 novembre 2024
  • Allaiter, c’est dur
    par Miss HGH
    dans Santé et bien-être
    14 octobre 2024
  • As-tu de la poudre?
    par Miss HGH
    dans Santé et bien-être
    25 septembre 2024
  • Chacun son rythme, sauf pour l’école
    par Miss HGH
    dans Education
    4 septembre 2024
  • Rider sa draisienne
    par Miss HGH
    dans Divers
    23 juillet 2024
  • Maudit soleil
    par Miss HGH
    dans Divers, Santé et bien-être
    21 juin 2024
  • Bébé « en retard » au Kirghizistan
    par Miss HGH
    dans Parentalité, Voyages
    11 juin 2024
  • Jeux socio-politiques?!
    par Miss HGH
    dans Tranches de vie
    6 juin 2024
  • Où sont les fillettes?
    par Miss HGH
    dans Santé et bien-être
    30 mai 2024

Rechercher

Commentaires récents

  • Miss HGH dans 0,72 enfants par femme
  • Valérie Bisson dans 0,72 enfants par femme
©2026 Six continents de mamans | Powered by WordPress and Superb Themes!
wpDiscuz